10 décryptages

L’emballage plastique est uniquement conçu pour de l’usage unique

Faux. Le plastique n’est pas forcément synonyme d’usage unique.  

De nombreux emballages plastiques sont aujourd’hui conçus pour être réemployés, rechargés ou intégrés dans des systèmes de consigne. Le réemploi est déjà très répandu dans l’industrie : bacs de transport, bidons techniques ou contenants logistiques utilisés sur plusieurs dizaines de cycles. Et côté consommateurs, certains emballages sont conçus pour être rechargés ou réutilisés : flacons de gel douche ou de produits ménagers remplis avec des recharges souples, boîtes en plastique rigide lavables et remises en rayon.

Les emballages plastiques sont des déchets

Faux. Ce ne sont pas des déchets par nature. 

Les emballages plastiques remplissent d’abord une fonction essentielle (protection, transport, hygiène, conservation). Ce n’est qu’en fin de vie, et selon leur gestion, qu’ils peuvent devenir des déchets. Bien triés et valorisés, ils peuvent être recyclés, réemployés ou transformés. 

Un quotidien sans emballage plastique, c’est possible

Une réduction importante des emballages plastiques est possible et souhaitable. L’enjeu est d’identifier précisément les usages substituables et ceux qui soulèvent encore des contraintes techniques.

Le plastique joue un rôle clé dans la protection, la conservation et la sécurité des produits, tout en limitant les pertes et gaspillages. L’enjeu n’est donc pas de supprimer tout le plastique, mais de mieux l’utiliser : limiter les emballages inutiles, privilégier le réemploi et développer le recyclage.

Tous les plastiques se ressemblent

Faux. Le mot « plastique » désigne une famille de matériaux très variés, chacun avec ses propriétés, usages et impacts.  

Il existe des plastiques souples, rigides, résistants à la chaleur, transparents, opaques… Le choix du matériau dépend des contraintes techniques, de l’usage et du cycle de vie visé. 

La substitution du plastique est-elle toujours bénéfique ?

Faux. Une substitution systématique peut augmenter l’impact environnemental global selon le matériau choisi, son poids ou son usage. 

  Chaque matériau a des avantages… et des limites  
Les autres matériaux ne sont pas toujours plus écologiques. Il faut regarder l’analyse de cycle de vie complète : extraction des ressources, fabrication, transport, usage, fin de vie. 

Les plastiques biosourcés sont forcément biodégradables  

Faux. Biosourcé ne signifie pas biodégradable.

  • Biosourcé = issu de la biomasse (plantes, algues…).
  • Biodégradable = capable de se décomposer sous l’action de micro-organismes dans des conditions spécifiques.
  • Un plastique peut être biosourcé mais non biodégradable, et inversement, biodégradable mais issu de ressources fossiles.

Le vrac réduit-il vraiment les emballages ?

Faux. Le vrac réduit l’emballage pour le consommateur, mais il ne les élimine pas. En réalité, du transport des matières premières à la fabrication, puis du stockage à la mise en rayon, les produits passent toujours par des emballages (souvent de grands formats). Ils jouent un rôle essentiel de protection et de sécurisation des produits en amont de la mise en rayon vrac.

Tous les emballages ne peuvent pas être triés

Faux. Depuis l’extension des consignes, tous les emballages en plastique se trient en France, même les petits, même ceux qui étaient autrefois exclus (pots, barquettes, films…). Ils se jettent dans le bac jaune. 

Le plastique ne se recycle qu’une seule fois  

Faux. De nombreux plastiques peuvent être recyclés plusieurs fois, selon leur type, leur usage et la technologie de recyclage utilisée.  

Le nombre de cycles dépend du plastique, de sa qualité et du type de recyclage. Certains plastiques se recyclent très bien en boucle fermée (même usage), d’autres changent de forme ou de fonction à chaque cycle (boucle ouverte). Ce qui limite souvent le recyclage, c’est la dégradation des propriétés mécaniques ou la contamination.  

Zéro emballage plastique = moins de pollution 

À nuancer. La pollution plastique est étroitement liée à la gestion des déchets en fin de vie. Réduire cette pollution passe notamment par la prévention, la collecte, le tri et le recyclage des emballages. En France, les filières à responsabilité élargie du producteur (REP) contribuent à limiter les fuites de déchets dans l’environnement. L’enjeu est donc à la fois de réduire les déchets à la source et d’améliorer leur gestion tout au long de leur cycle de vie.

emballage en transition

Emballages en transition

Une étude indépendante pour évaluer scientifiquement les impacts environnementaux des emballages.