10 décryptages

Les emballages plastiques sont des déchets.

Pas forcément. Un emballage usagé peut devenir une nouvelle ressource.

Les emballages plastiques remplissent d’abord une fonction essentielle : protéger les produits, garantir l’hygiène, faciliter le transport ou préserver les aliments plus longtemps.

C’est uniquement en fin d’usage que se pose la question de leur devenir.

Lorsqu’ils sont correctement triés et collectés, ils peuvent être réemployés ou recyclés. Les matières issues du recyclage peuvent alors être utilisées pour fabriquer de nouveaux produits, contribuant ainsi à réduire le recours aux matières premières fossiles vierges.

L’enjeu est donc moins de considérer l’emballage comme un déchet que de lui permettre de rester une ressource le plus longtemps possible.

Le recyclage des emballages plastiques ne fonctionne pas.

Le recyclage des plastiques fonctionne, mais tous les emballages ne parviennent pas encore jusqu’aux filières de recyclage.

Ces dernières années, les emballages ont été repensés pour être plus facilement recyclables et d’importants investissements ont été réalisés dans les centres de tri et de recyclage. Aujourd’hui, près de 80 % des emballages plastiques peuvent être recyclés lorsqu’ils sont correctement collectés et triés.

Le défi reste de faire en sorte que davantage d’emballages arrivent dans ces filières. Cela passe par les bons gestes de tri au quotidien, mais aussi par le développement et l’amélioration des infrastructures de collecte, par exemple dans l’espace public. En parallèle, les industriels continuent de travailler sur la conception des emballages les plus complexes pour les rendre plus facilement recyclables.

Le recyclage est donc une réalité, mais son efficacité dépend de toute la chaîne : conception, collecte, tri et recyclage.

Un quotidien sans emballage plastique, c’est possible ?

Les emballages plastiques apportent des bénéfices, mais leur utilisation soulève aussi des défis environnementaux.

Grâce à leur légèreté, leur résistance et leurs propriétés de conservation, les emballages plastiques sont souvent essentiels pour protéger, transporter et conserver les produits, garantir leur sécurité et limiter certains gaspillages.

Pour autant, ils participent également à des enjeux environnementaux majeurs, notamment lorsqu’ils échappent aux systèmes de collecte et se retrouvent abandonnés dans la nature. Réduire cette pollution passe par une meilleure prévention des déchets, des systèmes de collecte et de tri plus performants, et la lutte contre les abandons dans l’environnement.

Avant de remplacer un emballage, il est important de se poser les bonnes questions concernant son usage : est-il vraiment nécessaire ? Peut-il être évité, allégé ou repensé ? La solution la plus pertinente est celle qui répond au besoin tout en limitant son impact sur l’environnement.

Tous les plastiques se ressemblent.

Les plastiques regroupent une grande diversité de matériaux, chacun conçu pour répondre à des usages spécifiques.

Certains plastiques sont souples, d’autres rigides ; certains privilégient la résistance, d’autres la transparence ou la conservation des produits. Le choix du matériau dépend des fonctions recherchées, qu’il s’agisse de sécurité, d’hygiène, de transport ou de protection.

Cette diversité constitue un atout pour répondre à des besoins très variés, mais elle peut aussi rendre le recyclage plus complexe. C’est pourquoi les industriels travaillent depuis plusieurs années à simplifier les emballages, à limiter les associations de matériaux difficiles à recycler et à privilégier des solutions compatibles avec les filières de tri et de recyclage existantes.

L’objectif est de conserver les performances nécessaires tout en facilitant la collecte, le tri et le recyclage des emballages.

Il vaut mieux remplacer le plastique par un autre matériau.

Pas dans tous les cas. Le meilleur choix dépend avant tout de l’usage.

Les emballages doivent répondre à des fonctions précises : protéger les produits, garantir leur sécurité, prolonger leur conservation ou faciliter leur transport. Selon les besoins, différents matériaux peuvent être pertinents.

Il n’existe pas de matériau universellement plus performant que les autres. Chaque matériau présente des avantages et des limites. Remplacer un matériau par un autre ne garantit pas systématiquement un meilleur résultat environnemental. Pour faire les bons choix, il est nécessaire de prendre en compte l’ensemble du cycle de vie de l’emballage : sa fabrication, son utilisation, sa collecte, son réemploi ou son recyclage.

L’enjeu n’est pas de remplacer un matériau par principe, mais de choisir la solution la plus adaptée à chaque usage et de la rendre toujours plus circulaire.

Les plastiques biosourcés sont forcément biodégradables.  

Ces deux notions sont souvent confondues, mais elles désignent des caractéristiques différentes.

  • Biosourcé signifie qu’un matériau est fabriqué en tout ou partie à partir de ressources renouvelables issues de la biomasse, comme les plantes, les algues ou certains résidus agricoles.
  • Biodégradable signifie qu’un matériau peut se décomposer sous l’action de micro-organismes dans des conditions spécifiques.

Un plastique peut donc être biosourcé sans être biodégradable, tout comme il peut être biodégradable sans être issu de ressources renouvelables.

L’origine de la matière et son comportement en fin de vie sont deux caractéristiques différentes qu’il est important de ne pas confondre.

Le vrac réduit-il vraiment les emballages ?

Le vrac permet souvent de réduire les emballages, mais il ne les supprime pas totalement.

Même en vrac, les produits doivent être transportés, stockés et protégés avant d’arriver en magasin. Des emballages restent donc nécessaires tout au long de la chaîne logistique, généralement sous des formats plus grands partagés entre plusieurs consommateurs.

Par ailleurs, les bénéfices du vrac dépendent des usages. Pour certains produits, il peut contribuer à réduire la quantité d’emballages utilisés. Pour d’autres, il convient également de prendre en compte l’organisation logistique, la conservation des produits et les éventuelles pertes ou gaspillages.

L’enjeu n’est donc pas seulement de réduire les emballages, mais de trouver la solution la plus pertinente pour chaque usage en conciliant protection du produit, limitation des déchets et réduction des impacts environnementaux.

Le plastique ne se recycle qu’une seule fois.

Pas si simple. Tous les plastiques ne présentent pas les mêmes capacités de recyclage. Selon leur nature, leur usage et les technologies mobilisées, ils peuvent être recyclés et réutilisés dans de nouvelles applications.

Pour favoriser cette circularité, les acteurs de la filière travaillent à améliorer la collecte, le tri, le recyclage et l’écoconception des emballages afin de faciliter l’utilisation de matières plastiques recyclées.

Le nombre de cycles dépend du plastique, de sa qualité et du type de recyclage. Certains plastiques se recyclent très bien en boucle fermée (même usage), d’autres changent de forme ou de fonction à chaque cycle (boucle ouverte).

Les emballages plastiques à usage unique sont forcément les plus impactants pour l'environnement.

Chaque solution a ses avantages et ses défis : tout dépend de son usage.

L’impact environnemental d’un emballage ne dépend pas uniquement de son matériau ou du fait qu’il soit à usage unique ou réemployable. Il dépend aussi de la quantité de matière utilisée, de sa fabrication, de son transport, de son utilisation, de sa collecte, de son recyclage ou de son réemploi.

Grâce à leur légèreté et à leur efficacité matière, certains emballages plastiques à usage unique permettent de protéger les produits tout en mobilisant peu de ressources. Selon les usages, ils peuvent ainsi présenter un impact environnemental plus faible que d’autres solutions.

Le réemploi constitue néanmoins une priorité pour développer une économie plus circulaire et réduire la consommation de ressources.

Son déploiement implique toutefois une transformation en profondeur des modes de production, de distribution et de consommation. Quel que soit le matériau, son bénéfice environnemental dépend notamment du nombre réel de réutilisations, des distances de transport, des opérations de lavage et des conditions effectives de collecte et de retour des emballages.

La transition vers davantage de réemploi est un défi collectif qui mobilise les industriels, les distributeurs, les pouvoirs publics et les consommateurs.

Il n’existe pas de solution universelle. Le meilleur choix dépend de l’usage, des conditions réelles d’utilisation et de l’ensemble du cycle de vie de l’emballage.

À l’inverse, une solution réemployable quel que soit le materiaux, n’est pas toujours la plus performante. Son intérêt dépend notamment du nombre réel de réutilisations, de l’organisation logistiqueou de la distance parcourue pour être collecté en vue d’être nettoyé réemployé nécessaire et des conditions d’utilisation.  

Il n’existe pas de solution universelle : chaque emballage doit être évalué en fonction de l’usage qu’il remplit et de l’ensemble de son cycle de vie. 

Zéro emballage plastique = moins de pollution 

Réduire contribue à diminuer la pollution et mieux trier et collecter reste indispensable.

Réduire certains emballages peut contribuer à limiter la pollution plastique. C’est pourquoi les industriels travaillent à réinterroger les usages pour distinguer ceux qui peuvent être évités, optimisés ou repensés, tout en maintenant ceux qui restent nécessaires à la protection des produits, à la sécurité ou à la préservation des ressources.

Ces choix doivent s’appuyer sur des évaluations environnementales et scientifiques, à l’échelle de tous les matériaux d’emballages, afin d’éviter les transferts d’impact vers d’autres enjeux, comme le gaspillage alimentaire, la consommation d’eau, d’énergie ou les émissions de gaz à effet de serre.

En parallèle, des dispositifs de collecte, de tri et de recyclage ont été progressivement développés pour récupérer les emballages après usage, éviter leur dispersion dans l’environnement et permettre leur réutilisation sous forme de nouvelles matières ou de nouveaux produits.

Enfin, le bon geste de tri et la lutte contre les abandons de déchets jouent un rôle essentiel : un emballage jeté dans la bonne poubelle a davantage de chances d’être recyclé qu’un emballage abandonné dans la nature.

Prévenir la pollution plastique passe à la fois par des emballages mieux conçus, des usages pertinents, le bon geste de tri et des solutions efficaces de collecte et de recyclage.

emballage en transition

Emballages en transition

Une étude indépendante pour évaluer scientifiquement les impacts environnementaux des emballages.